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Service

Transmission & succession

Transmettre son patrimoine dans les meilleures conditions fiscales tout en protégeant ses proches, c'est un enjeu que la majorité des familles aborde trop tard. Donations, assurance-vie, SCI familiale, démembrement de propriété — ces outils sont puissants quand on les utilise au bon moment. Attendre le décès pour s'en préoccuper, c'est souvent la garantie de laisser partir 20 à 45 % du patrimoine en droits de succession.

Ce que vous obtenez

  • Calcul précis de vos droits de succession actuels et après optimisation
  • Mise en place d'une stratégie de donation progressive pour utiliser les abattements légaux
  • Optimisation de la clause bénéficiaire de vos assurances-vie
  • Protection du conjoint survivant : usufruit, donation au dernier vivant, régime matrimonial
  • Structuration juridique si nécessaire : SCI familiale, holding, démembrement

Notre approche

  1. 01Analyse du patrimoine transmissible et de la composition familiale (héritiers, régime matrimonial)
  2. 02Simulation des droits de succession sans et avec optimisation
  3. 03Sélection et mise en place des stratégies adaptées : donations, assurance-vie, SCI, démembrement
  4. 04Coordination avec un notaire ou un juriste spécialisé si nécessaire

Combien coûtent les droits de succession en France ?

En France, les droits de succession entre parents et enfants sont calculés après abattement de 100 000 € par enfant et par parent. Ce qui dépasse est soumis à un barème progressif : 5 % jusqu'à 8 072 €, 10 % de 8 072 à 12 109 €, 15 % de 12 109 à 15 932 €, 20 % de 15 932 à 552 324 €, 30 % de 552 324 à 902 838 €, 40 % de 902 838 à 1 805 677 €, et 45 % au-delà.

Concrètement : un parent qui décède avec un patrimoine net de 600 000 €, deux enfants, et aucune anticipation, laisse environ 50 000 à 60 000 € de droits à ses héritiers après abattements de base. Avec une donation de son vivant (en utilisant les abattements de 100 000 € par enfant tous les 15 ans), ce montant peut être réduit très significativement — voire ramené à zéro pour des patrimoines inférieurs à 200 000 €.

Ce sont des chiffres qui incitent à agir tôt. Chaque année passée sans anticipation peut coûter cher à ses héritiers.

L'assurance-vie : l'outil de transmission le plus souple

L'assurance-vie est hors succession. Les capitaux transmis au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) ne font pas partie de la succession civile et bénéficient d'un abattement spécifique de 152 500 € par bénéficiaire pour les versements effectués avant 70 ans (article 990 I du CGI). Au-delà, un prélèvement forfaitaire de 20 % s'applique jusqu'à 700 000 € puis 31,25 %.

Mais la clause bénéficiaire est souvent mal rédigée — ou pas du tout mise à jour après un divorce, un remariage ou la naissance d'un enfant. Un contrat ouvert il y a 15 ans dont la clause bénéficiaire dit encore "mes héritiers légaux" peut créer des situations complexes et fiscalement sous-optimales.

Je revois systématiquement la clause bénéficiaire dans le cadre du bilan patrimonial. C'est une correction qui prend 30 minutes et peut avoir un impact de plusieurs dizaines de milliers d'euros pour vos proches.

Donation et démembrement : anticiper sans se dépouiller

La donation en pleine propriété permet de transmettre un capital de son vivant en utilisant les abattements légaux. Chaque parent peut donner 100 000 € à chaque enfant tous les 15 ans, en franchise de droits. Pour un couple avec deux enfants, c'est 400 000 € transmissibles sans fiscalité sur 15 ans.

Le démembrement de propriété (donation de la nue-propriété, conservation de l'usufruit) permet d'aller plus loin : on transmet la propriété future d'un bien tout en conservant la jouissance et/ou les revenus jusqu'à son décès. La valeur de la nue-propriété dépend de l'âge du donateur au moment de la donation — plus on donne tôt, moins la nue-propriété est taxée. À 60 ans, la valeur de la nue-propriété est de 50 % de la valeur du bien.

Ces stratégies se combinent, s'échelonnent dans le temps et nécessitent une coordination avec un notaire. Je joue le rôle de chef d'orchestre patrimonial pour que chaque outil serve votre projet global.

Questions fréquentes

À partir de quel patrimoine faut-il anticiper la succession ?

Dès que vous avez des enfants et un patrimoine net supérieur à 100 000 €, l'anticipation a du sens — ne serait-ce que pour optimiser la clause bénéficiaire de vos assurances-vie. Pour des patrimoines supérieurs à 300 000 à 400 000 €, les enjeux fiscaux deviennent significatifs.

Peut-on déshériter un enfant ?

Non, pas totalement. La loi française protège les héritiers réservataires (enfants, conjoint en l'absence d'enfants). Chaque enfant a droit à une réserve héréditaire : 1/2 de la succession pour un enfant unique, 2/3 pour deux enfants, 3/4 pour trois enfants ou plus.

La SCI familiale est-elle toujours avantageuse ?

La SCI familiale est utile pour organiser la détention et la transmission d'un patrimoine immobilier entre plusieurs membres d'une famille, faciliter les donations progressives de parts et éviter l'indivision. Mais elle a un coût de création et de gestion (statuts, comptabilité). Elle n'est pertinente qu'à partir d'un certain niveau de patrimoine et de complexité familiale.

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